jeudi, 19 octobre 2017
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Basilique Notre-Dame de Bon-Secours

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Basilique Notre-Dame de Bon-Secoursloupe

Rue Notre-Dame
Guingamp
Côtes d'Armor

    A l’origine, une église romane, édifiée au XIe ou XIIe siècle, occupait le site.
    Entre la fin du XIIIe siècle et le milieu du XIVe siècle, cette église romane fut remplacée par un édifice gothique à chevet plat, complété au XVe siècle par une abside polygonale.
    En 1535, toute la partie sud-ouest de l’édifice s’écroula suite à un ouragan.
    Un projet de reconstruction fut proposé par l’architecte morlaisien Beaumanoir mais le conseil de fabrique préféra confier les travaux à Jehan Le Moal, maître d’oeuvre local.
    La reconstruction fut menée en style Renaissance avec des décorations en forme de gargouilles, de candélabres et de coquilles Saint-Jacques, ce qui vaut à l’édifice une belle diversité de styles.
    A l’extrémité du transept sud s’ouvre une porte géminée appelée porte au Duc car, quand il habitait dans le château voisin, c’est par cette porte que Charles de Blois entrait dans l’église.
    Chacune des portes géminées est surmontée d’un buste émergeant d’une coquille Saint-Jacques. L’un des bustes est brisé ; l’autre personnage pourrait représenter François Ier ou le duc de Penthièvre.
    La Basilique renferme la statue de Notre-Dame de Bon-Secours datant probablement du XIVe siècle. Arrachée de son socle en 1793 et brisée , la statue fut reconstituée ; toutefois, les bras ont disparus ; cette statue est l’une des rares vierges noires de Bretagne.
    Dans la chapelle Saint-Jacques se trouve un buffet d’orgues fabriqué par Fosset au XVIIe siècle.
    Le pavement du porche nord est orné d’un labyrinthe dessiné en 1854 ; ce labyrinthe symbolise la quête d’une vie intérieure.
    L’église a été érigée en Basilique mineure en 1899, par le Pape Léon XIII.
    Le 7 août 1944, lors de la libération de Guingamp, un char américain tira sur la flèche de la Basilique qui s’écroula sur 20 mètres ; la restauration intervint en 1956.
    Le pardon est célébré le premier dimanche de juillet. A cette occasion , une procession aux flambeaux traverse les rues de la ville ; elle s’achève par l’embrasement de trois feux de joie sur la place du centre.